
TRANSPORT - EQUIPEMENTS ET MÉTHODES - GESTION
En matière d’irrigation, l’eau est extraite des nappes souterraines par forage ou prélevée par pompage direct dans les rivières ou les étangs. Les retenues collinaires stockent les eaux de ruissellement pendant la saison pluvieuse pour ensuite alimenter l’irrigation pendant la saison estivale tandis que les réserves artificielles sont constituées à partir de l’eau pompée dans la rivière pendant la période hivernale. Cette eau collectée est ensuite transportée par des canalisations sur la parcelle de terre à irriguer.
Les systèmes d’irrigation les plus efficaces
L’équipement pour irriguer est différent selon le système d’irrigation choisi.
Aujourd’hui, les systèmes d’irrigation sont diversifiés. Parmi les plus efficaces : la couverture intégrale, le goutte-à-goutte et l’aserpsion. Trois techniques qui permettent de réduire considérablement la consommation d'eau mais nécessitent une infrastructure coûteuse.
(voir Les terres agricoles irrigables :
automne - hiver - Les terres agricoles irrigables :
printemps - été)
- La couverture intégrale
C'est la méthode d'arrosage la plus ancienne. Elle s'adapte facilement partout. Elle peut être automatisable, mobile, ou enterrée avec une remontée télescopique à chaque arroseur. Très peu pratiquée dans la Vienne (1%).
- Le goutte-à-goutte (1% de l’irrigation dans la Vienne)
Cette technique consiste à apporter l’eau sous faible pression jusqu’aux racines et à la distribuer au compte-goutte, à l’aide de petits tuyaux, posés sur le sol ou enterrés. Les goutteurs peuvent être externes (à poser), en ligne ou en gaine. On irrigue avec précision et l’on fait des économies d’eau considérables. Ce système n’humidifie que la partie de terre située au voisinage immédiat des racines et limite les pertes par évaporation, ruissellement ou infiltration profonde. Aujourd'hui, le goutte-à-goutte s'utilise aussi bien pour des cultures fruitières, maraîchères (dans la Vienne, culture des melons… = 1% de l’irrigation), floricoles, pépinières…
- L’aspersion
Sur la parcelle, les canalisations principales et les canalisations d’approches (dites secondaires) servent à transporter l’eau de la pompe jusqu’aux rampes d’arrosage.
Des canalisations enterrées distribuent l’eau par le biais de tuyaux mobiles appelés «enrouleurs» (90% des équipements de la Vienne) alimentant des systèmes d’aspersion. A la façon d’une pluie fine, ceux-ci arrosent les plantations, en projetant de l’eau sous pression à partir d’un asperseur ou d’un canon.
Il existe un autre type d’installation mobile : les rampes pivotantes ou pivots. Là encore, des canalisations enterrées ou parfois directement un forage alimentent en eau un système d’aspersion se déplaçant dans le champ de façon circulaire autour d’un point central fixe. L’irrigation par aspersion est utilisée à 98% dans la Vienne.
La micro-aspersion
C’est un système d'arrosage particulièrement adapté aux grands massifs fleuris. Non présente dans la Vienne.
Dans le Département de la Vienne les agriculteurs gèrent au quotidien l'irrigation de leur culture de façon raisonnée. Dans la pratique cela suppose :
Au quotidien, il existe des méthodes de pilotage pour gérer l’irrigation permettant de suivre au cours du temps l’évolution de la réserve en eau du sol qui passe par une évaluation journalière du déficit hydrique du sol calculée de façon différente :
Ces technologies assurent une gestion optimisée de l’irrigation à un moment où les économies d’eau deviennent une obligation urgente et collective. Elles sont ainsi une réponse prenant en compte considérations techniques, besoins en eau des cultures, réserves en eau du sol et équipements d’irrigation.